Connaissez-vous le concept de réserve cognitive ?

On entend souvent dire que les personnes ayant une réserve cognitive élevée sont plus aptes à faire face aux processus de dégénérescence cérébrale. Pour tenter d’expliquer cette résistance au déclin des facultés cognitives survenant avec l’âge, les scientifiques ont établis le concept de réserve cognitive. Bien qu’il ne soit pas encore formalisé, le concept de réserve cognitive est de plus en plus étudié. Elle a contribué à la prise en charge des personnes en voie de vieillissement et de démence. Mais que représente exactement la réserve cognitive et comment stimule-t-elle le cerveau afin que celui-ci résiste mieux face au déclin apporté par le vieillissement ?

Qu’est-ce que la réserve cognitive ?

La réserve cognitive est encore une possibilité et correspond surtout à l’idée que les personnes ayant un niveau d’éducation élevé et des exigences intellectuelles élevées au travail (travail qui demande de l’attention, des études fréquentes et une mise à jour constante) ont de meilleures conditions pour “protéger” le cerveau dans le processus de vieillissement. Cela permet d’éviter les processus de démence, en particulier la maladie d’Alzheimer.

Le concept de réserve cognitive repose surtout sur l’hypothèse que le cerveau peut être sujet à des lésions cérébrales et montrer une résilience face à ces dernières en se utilisant des réseaux de neurones redondants ou en activant des nouvelles connexions neuronales. Chaque personne possède un stock de neurones qui diminue au cours de la vie, et peut donc être responsable du déclin des capacités cognitives selon l’âge. Les experts estiment que la capacité cognitive se stabilise ou augment à l’âge adulte à travers un renforcement des réseaux neuronaux, les rendant ainsi plus performants.

La réserve cognitive : un modérateur propre et personnel

Des études et des observations cliniques ont notamment montré que même avec les preuves de processus de dégénérescence cérébrale, constatées par des examens d’imagerie, les personnes ayant une grande réserve cognitive restent actives et fonctionnelles plus longtemps. Contrairement aux personnes qui n’ont pas cette histoire de développement de la réserve cognitive. Il est important de souligner que la Réserve Cognitive se construit tout au long de la vie. Ce processus est progressif, en fonction des expériences de chacun et commence dès l’enfance. La réserve cognitive est alors dépendante de plusieurs facteurs comme le niveau d’éducation, les activités professionnelles et de loisirs de chaque individu en plus des interactions sociales au cours de leur vie.

De cette façon, la réserve cognitive peut être considérée comme un modérateur. Quelque chose qui anémie et lisse les résultats cliniques des altérations du cerveau. Mais elle ne prévient ni n’empêche le développement d’une maladie neurodégénérative. Par conséquent, comme chaque personne construit sa réserve cognitive tout au long de sa vie et que des expériences telles que l’éducation et l’occupation sont des éléments importants de la réserve cognitive, il est possible d’affirmer et de prédire les personnes qui ont beaucoup ou peu de réserve. Cependant, le plus important n’est pas de mesurer le montant de la réserve. Il est important de comprendre que la réserve commence à être réellement utilisée dans le processus de modération des résultats cliniques des processus de démence. Quand il faut la déclencher pour surmonter certains défis. C’est-à-dire lorsqu’il est mis au défi de fluidifier les processus déjà en place. Dans ces situations, la réserve devient un facteur important pour orienter le cheminement de la maladie.

Activer et maintenir la réserve cognitive

Certains tests d’évaluation cognitive et même des tests de dépistage pour l’identification des démences et des déclins cognitifs légers, attribuent des scores spécifiques aux personnes ayant un niveau d’éducation élevé. L’objectif de la révision du score de ces tests est de maintenir la sensibilité pour l’évaluation des fonctions qui composent les tests et d’assurer ainsi l’identification des processus initiaux déjà installés. Certaines personnes font référence à des plaintes concernant les fonctions cognitives. Cependant, les tests ne permettent souvent pas de détecter les symptômes apportés. Cela signifie que la performance dans l’évaluation appliquée a été considérée comme normale. Mais avant les symptômes, il était encore plus performant.

Dans ses cas, la connaissance des antécédents du patient avant les plaintes déposées à l’heure actuelle, la connaissance de ses us et coutumes, de sa profession et de ses intérêts sociaux et de loisirs, contribuent à orienter les conduites et à proposer des actions pour aider à modérer les symptômes. Il n’est simplement pas possible de proposer de recettes toutes faites pour décrire des actions qui améliorent les performances cognitives des personnes et activent la réserve cognitive. Par exemple, les mots croisés car tout le monde ne s’identifie pas à ce type d’activité.

Ce qui demeure vraiment logique, c’est de maintenir les personnes âgées actives, en favorisant leurs relations sociales. Les maintenir engagés dans des activités qui les intéressent. Ces activités permettent d’exploiter leurs compétences et leur potentiel. Qu’il existe un environnement accueillant et collaboratif qui favorise l’affection et les contours dans les moments difficiles et l’émergence de nouveaux défis. Ce sont autant de facteurs de protection qui peuvent atténuer les progrès de la démence.