Des médicaments qui augmentent la mortalité chez les seniors

mortalité chez les seniors

Actuellement, de nombreux séniors consomment trop de médicaments, certains sont même accro à certains médicaments prescrits par leur médecin. Or, on constate que de nombreux médicaments consommés régulièrement entraînent des troubles de l’équilibre, de la vision, de la mémoire, une faiblesse musculaire ou encore un discours incohérent.

Une étude récente a démontrée que plus de 70 molécules couramment prescrites par les médecins, favoriseraient le déclin cognitif des personnes âgées. De nombreux médicaments consommés régulièrement par les séniors et personnes âgées favoriseraient le déclin cognitif. Ces molécules dont certaines sont vendues sans ordonnance ont pour particularité d’avoir ce que l’on appelle un effet anti cholinergique. Il s’agit en fait d’une substance appartenant à une classe pharmacologique de composés visant à réduire les effets de l’acétylcholine, un neurotransmetteur cérébral qui joue un rôle de médiateur dans le système nerveux. Conséquence : les patients ont des troubles de l’équilibre, de la vision, de la mémoire, une faiblesse musculaire ou encore un discours incohérent. Ces médicaments sont des antidépresseurs (Elavil, Laroxyl, Tofranil), des tranquillisants (Largactil, Terfluzine), des antitussifs (Broncalene, Broncorinol), des antihypertenseurs (Atenolol), des diurétiques (Aldalix, Furosemide), des antiashmatiques (Asmabec, Beclojet), des antiépileptiques (Tegretol) mais aussi des molécules prescrites dans le traitement du glaucome (Azarga, Combigan, Cosopt) ou pour les incontinences urinaires (Ditropan, Oxybutynine). Ces effets secondaires sont parfaitement connus car une équipe de chercheurs avait déjà pointé ce problème. Une étude anglaise considère estime que les médicaments ayant un effet anti cholinergique augmentent la mortalité chez les séniors et les personnes âgées. Ainsi, 20 % des patients qui prenaient plusieurs médicaments ayant cet effet, sont décédés durant les deux années de l’étude contre seulement 7 % des patients ne prenant aucun de ces médicaments. Le lien de cause à effet, est simple : comme ces médicaments font augmenter les chutes, la mortalité progresse. La hausse de la mortalité liée à l’effet anti cholinergique repose la question des excès en termes de prescriptions médicales. Les gériatres doivent être vigilants face aux ordonnances pléthoriques et ne doivent pas hésiter à supprimer tous les produits contenant des anti-cholinergiques. Il ne faut pas pour autant retirer ces médicaments du marché, car si ces molécules sont susceptibles d’être délétères chez les seniors, elles ne le sont pas pour le reste de la population. Conséquence, on a assisté à une baisse des prescriptions de neuroleptiques dans les maisons de retraite, les hôpitaux ou en médecine de ville.

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La consommation des médicaments chez les séniors n’est pas sans risque ! En savoir plus ici