Une personne atteinte de la maladie d’Alzheimer peut-elle voyager ?

Publié le : 16 octobre 202011 mins de lecture

À l’occasion, on a tous besoin d’un peu de dépaysement. Dans les premiers stades de la maladie d’Alzheimer, la personne atteinte n’éprouve pas de difficultés insurmontables et les voyages lui offrent un bon moyen de sortir de la routine. Cependant, avec le temps, l’altération de ses capacités pourra rendre plus difficile la gestion des changements dans son environnement et dans sa routine habituelle. Voyager est un type de loisir que presque tout le monde apprécie. À cette époque de l’année, en particulier entre Noël et le carnaval, la plupart des gens prévoient une sorte de voyage. Découvrez une personne atteinte de la maladie d’Alzheimer peut-elle voyager.

Qu’est-ce que la maladie d’Alzheimer ?

La maladie d’Alzheimer est une maladie dite neuro-dégénérative : elle se caractérise par la dégénérescence progressive et irréversible des cellules nerveuses : les neurones. La disparition de ces cellules entraîne le déclin continu des capacités cognitives, autrefois appelées capacités intellectuelles. On associe souvent la maladie d’Alzheimer à la perte de mémoire, car ce sont les neurones localisés dans la région de l’hippocampe, siège de la mémoire, qui sont les premiers atteints. Mais petit à petit d’autres zones du cerveau sont touchées, entraînant l’altération des capacités d’orientation dans le temps et dans l’espace, de reconnaissance des objets et des personnes, d’utilisation du langage, de raisonnement, de réflexion. Ces troubles réduisent progressivement l’autonomie. Le rôle du proche qui va aider la personne malade dans son quotidien est donc très important. La maladie d’Alzheimer apparaît plus fréquemment chez les personnes âgées, mais elle n’est pas une conséquence normale du vieillissement.

Voyager avec une personne atteinte de la maladie d’Alzheimer.

À l’occasion, on a tous besoin d’un peu de dépaysement. Dans les premiers stades de la maladie d’Alzheimer, la personne atteinte n’éprouve pas de difficultés insurmontables et les voyages lui offrent un bon moyen de sortir de la routine. Cependant, avec le temps, l’altération de ses capacités pourra rendre plus difficile la gestion des changements dans son environnement et dans sa routine habituelle. Souffler, se distraire, se détendre est indispensable lorsqu’on est malade ou lorsqu’on accompagne une personne qui l’est. Les voyages et les excursions ne sont donc pas à exclure. Surtout, quand la maladie débute ou se trouve stabilisée et que les capacités permettent avec accompagnement de mener à bien les activités journalières. Toutefois, les répercussions pouvant se faire ressentir sur l’organisme vous invitent à prendre des précautions. En ce début de période des vacances, voici quelques suggestions pour ceux qui sont en partance. 

 La maladie d’Alzheimer augmente la fatigabilité, diminue l’endurance à l’effort.

– Entreprendre un voyage, partir en excursion demande d’être alerte. Pour prévenir la fatigue, il est conseillé d’être bien reposé avant toute mise en route. Préférez par ailleurs les courtes ballades entrecoupées de temps de détente aux randonnées. Il en ira de même si l’on transit en voiture, ou s’il s’agit d’avion, les longs courriers sont déconseillés.

– Si l’on connaît des effets de somnolence liés à une médication, il est prudent d’en tenir compte. Les somnifères se prêtent peu aux départs en avion et aux trajets immobilisés pour plusieurs raisons. D’abord, pour les risques de chutes dues à la somnolence, la diminution des occasions d’hydratation, les risques de thrombose, etc. S’ils font partie de la médication en présence de la maladie d’Alzheimer, ils peuvent être interrompus durant le trajet ou remplacés au gré du médecin, par un benzodiazépine à vie courte. À l’arrivée par contre, ils sont préconisés au rétablissement d’un sommeil de qualité.

– De manière générale, attention à se ménager, à être précautionneux, permet d’éviter la fatigue et le sentiment d’insécurité. Il est possible d’aménager une partie de la traversée en fauteuil roulant par exemple, afin d’éviter les files aux douanes, de réserver un bon siège, de tenir compte de son rythme, de se mobiliser régulièrement en douceur, de s’hydrater souvent, etc.

Les effets secondaire de la maladie Alzheimer

– La maladie d’Alzheimer augmente la confusion ainsi que des difficultés à s’adapter aux changements, à se familiariser à l’inconnu.

– Expérimenter un court séjour ou des petites excursions en premier lieu, permettra de donner les indications avant de projeter un plus long voyage.

– Dans tous les cas, comme pour tout voyage, il est important d’en mesurer la faisabilité. Autrement dit, jauger ses propres ressources avec ce qui sera à disposition durant le voyage et à l’arrivée en regard à ses besoins spécifiques.

– Demander l’avis du médecin et/ou de son thérapeute peut être utile afin d’obtenir les recommandations nécessaires à la prise en charge de la maladie durant le séjour.

– Se renseigner par rapport aux moyens de transport, médications, soins, alimentation, hydratation, mais aussi, activités, détente et plaisir.

– Privilégier les expériences usuelles, comme un moyen de transport connu permettra d’éviter de susciter des réactions anxiogènes. Il est généralement déconseillé de prendre l’avion lorsque la désorientation et la fragilité au stress sont conséquentes.

– Il est préférable d’éviter les cohues des départs en saison, à l’aurore ou tard le soir, et de favoriser une ambiance calme en étant organisé ; partir à temps, réservation privée.

– Emporter quelques objets familiers et veiller à maintenir le plus possible les habitudes dans son fonctionnement quotidien favorisera une meilleure adaptation et permettra d’être plus enclin aux découvertes sur place.

– Informer les responsables du voyage et les hôtes du séjour, personnel d’avion ou hôtelier, guides touristiques, sur les conséquences liées à la maladie facilitera la mise en place d’un soutien bienveillant.

Mais que faire du parent à charge ? Peut-il ou elle voyager ensemble ?

Les loisirs doivent être considérés comme une nécessité de base. Par conséquent, toutes les habitudes et préférences du porteur de la maladie d’Alzheimer doivent être maintenues et adaptées en fonction du stade de la maladie et du niveau de dépendance présenté. L’idéal est de préserver la possibilité de participer à des activités agréables aussi longtemps que possible. Si le porteur de la maladie d’Alzheimer est physiquement sain et habitué à voyager, il peut être emmené en voyage.

Une personne atteinte de cette maladie ne devrait jamais voyager sans surveillance.

L’un des changements cognitifs les plus importants que provoque la maladie est la désorientation spatiale. En conséquence, le transporteur AD peut se perdre dans la rue. En outre, il faut être très attentif aux changements de l’environnement. Les lieux qui provoquent l’étrangeté peuvent conduire à des crises d’hallucination, de délire ou d’agressivité. Il est préférable d’emmener ce membre de la famille dans des endroits connus.

Examinez les premiers symptômes de la maladie d’Alzheimer.

L’un des signes les plus courants de la maladie d’Alzheimer est la perte de mémoire, notamment le fait d’oublier des informations récemment apprises. Il peut également s’agir d’oublier des dates ou des événements importants, de demander la même information à plusieurs reprises, d’avoir de plus en plus recours à des aide-mémoires, par ex : notes de rappel ou dispositifs électroniques ou de faire appel à des membres de la famille pour des choses que les personnes avaient l’habitude de gérer elles-mêmes. Les voyages plus courts sont également les plus appropriés. Rester dans la voiture, le bus ou l’avion pendant plus de 3 heures d’affilée peut être un défi. Lors d’un voyage en voiture, il est utile de connaître à l’avance tous les points d’arrêt possibles avec toilettes. Il est également intéressant d’éviter les voyages en milieu de journée, avec une chaleur excessive. Si vous prévoyez un voyage plus long, il est suggéré de consulter le médecin qui accompagne le patient pour évaluer la nécessité ou non d’utiliser des médicaments tranquillisants pour éviter l’agitation et l’agressivité en cours de route. Un autre conseil intéressant est que le patient utilise l’identification à partir du moment où il quitte son domicile jusqu’au moment de son retour. Il peut s’agir d’un bracelet portant le nom de la personne âgée, le nom et le numéro de téléphone de la personne responsable, par exemple. Les étiquettes et les médailles sont d’autres moyens d’identification. Enfin, il faut se préoccuper de la réaction des gens face à d’éventuelles réactions dans les lieux publics. De nombreuses personnes ne connaissent pas la maladie d’Alzheimer et peuvent ne pas adopter certains comportements. En cas de comportement inapproprié, il est suggéré de retirer la personne âgée du site pour éviter une exposition inutile qui pourrait l’embarrasser. Il s’agit ici de notre famille et non du public. Il faut veiller à la dignité et au respect du détenteur de la carte d’identité.

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