La psychose tardive : un défi pour le vieillissement

Le vieillissement de la population entraîne de nombreux défis pour les soins de santé des personnes âgées. Outre l’imminence d’une épidémie de démence dans les années à venir, les psychoses chez les personnes âgées sont de plus en plus fréquentes. Les psychoses sont des maladies mentales caractérisées par la perte de contact avec la réalité. En général, les états psychotiques s’accompagnent d’agressivité, d’irritabilité, de délires et parfois d’hallucinations.

Une maladie mentale très connue est la schizophrénie.

Les troubles mentaux sont diagnostiqués dès l’âge de 18 ans. Tout changement qui se produit chez le patient avant cet âge est appelé trouble du comportement (lorsqu’il se produit chez les enfants et les adolescents). La schizophrénie se manifeste par des changements au début de la vie adulte. Son diagnostic est établi sur la base des changements de comportement, qui sont fondamentaux pour le traitement, le suivi médical (médicaments) et la psychothérapie. Cependant, nous connaissons certains changements de paradigme en ce qui concerne la psychose. On constate que le vieillissement peut s’accompagner de psychoses. Mais ce sont des problèmes différents des psychoses qui surviennent au cours de la vie adulte d’un jeune homme. Des personnes âgées qui n’ont jamais eu aucun signe ou symptôme de psychose lorsqu’elles étaient jeunes, apparaissent dans les bureaux et les cliniques avec des symptômes de dépersonnalisation, des délires et des hallucinations.

Qu’est-ce que la psychose ?

La psychose est une maladie mentale grave qui provoque des troubles sévères tels que des pertes de contact avec la réalité, des bouffées délirantes (délire soudain) ou des idées irrationnelles (pensées absurdes, déraisonnables). La personne malade ne sait plus, par moments, ce qui est réel et ce qui ne l’est pas. Elle peut souffrir d’hallucinations visuelles ou auditives. La psychose correspond à un trouble au niveau du cerveau. La personne qui en souffre n’a plus les mêmes pensées et émotions. Elle change de comportement. La maladie peut arriver d’un coup ou, au contraire, se développer progressivement. Dans ce dernier cas, des premiers signes comme un isolement, une méfiance, des angoisses ou une dépression peuvent apparaître et être des signes avant-coureurs. D’autres changements peuvent concerner l’appétit, le sommeil, des problèmes de mémoire ou encore de concentration. La psychose débute en général à la fin de l’adolescence. Elle doit être rapidement prise en charge. Il est en effet admis que plus la maladie est traitée tardivement, plus la guérison est lente. La personne n’est pas consciente de sa maladie, ni de son délire, ce qui différencie la psychose de la névrose. Une personne souffrant de psychose sera persuadée de la réalité de ses ressenties et de ses visions. Elle n’est pas consciente de ses troubles de la personnalité.

Prévalence

Environ 3 personnes sur 1001 souffriront d’au moins un épisode psychotique au cours de leur vie. Cette maladie touche les deux sexes et tous les milieux sociaux.

Quels sont les symptômes de la psychose ?

Les symptômes de la psychose sont très variables d’une personne à une autre et évoluent avec la maladie. On parle fréquemment d’épisodes psychotiques. Ces symptômes se traduisent par :

  • Troubles de la pensée, incohérences
  • Troubles de l’humeur
  • Difficultés à se concentrer
  • Troubles de la mémoire
  • Troubles du sommeil
  • Troubles de l’appétit
  • Dépression
  • Changements de comportement
  • Isolement
  • Problèmes de concentration
  • Idées délirantes
  • Paranoïa, sentiment de persécution
  • Hallucinations auditives et visuelles
  • Perte de contact avec la réalité

Quels sont les traitements de la psychose ?

Le traitement de la psychose doit être rapidement mis en place, dès les premiers symptômes. Il est en effet désormais admis que plus la psychose est prise en charge rapidement et correctement, plus la guérison est rapide et totale. Pris précocement, le traitement serait également plus efficace. Des traitements efficaces existent. Ils peuvent passer par la prise de médicaments (antipsychotiques ou neuroleptiques), une psychothérapie et un soutien social si besoin. Les médicaments permettraient de soulager les symptômes tout en prévenant les rechutes. Ainsi, la Clozapine et l’Olanzapine réduiraient le risque de tentative suicide et d’hospitalisation. En cas de dépression associée à une psychose, un traitement associant antipsychotique et antidépresseur serait le plus efficace.